Wednesday, December 31, 2008

(le dernier jour)

Si nous vivons dans notre passé, alors comment faisons-nous pour vivre ensemble ? Quel espace ouvrons-nous pour nous entendre ? Pour réussir à nous comprendre ? Peut-être ne nous comprenons-pas. Peut-être ce n’est pas par là qu’il faut passer, ni penser. Ouvrons, cherchons. Je me demande, quelle entente, quelle écoute. J’enlève une écorce, une autre, une autre encore. Nous sommes faits comme des arbres, de cercles concentriques. A chaque couche, je vois des couleurs, des blessures, des coulées, des marques. Entre la forêt et la plage, on se trouve, on se trouve là. Il y a des passages comme ça, des passages d’air. Où il pourrait passer, il imagine. Oui, il pourrait être un passager. Il pourrait être un fuyard. Il pourrait se réaliser ainsi, courant sur ce fil, sur cette crête, dont il ignore encore le relief et la profondeur. Ce symptôme, je pensais, c’est bien que je suis incapable de faire autre chose, que chacun, à sa manière, fuit, en avant, vers autre chose. C’est ainsi avec beaucoup de nostalgie que je repensais à tout ça, mais sur le moment, ce n’était pas bien, et je sais j’y repense, et voilà, la lumière qui nous entoure n’est plus la même.

3 commentaires:

Aloïs Hiller said...

Subtilme.

Ode said...

Même si "la lumière qui nous entoure n'est plus la même", c'est toujours de la lumière !
Cela ne vaut-il pas mieux que les ténèbres ?

Nicolas said...

Avant de retourner sur facebook j'en profite, à la lecture de ton blog, de te faire mes voeux pour 2009. Je te souhaite le meilleur. Et surtout que tes voeux, tous tes voeux, se réalisent :)
A bientôt

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