Sunday, November 22, 2009

Milan - Paris

Un continuum de boutiques, de visages et d'écrans, de bruits indéfinis tout autour, le métro a changé de forme et de couleur -- les gens ont changé de visage et de langue -- mais le temps était le même -- sur les vitres des gouttes de pluie et le paysage défilait noyé dans la brume.

Wednesday, November 04, 2009

Un temps fou... Dans le mot temps, je mettais quelque chose comme le mot destin. Et fou, bon, c'est tout. Ainsi, tout simplement parce que j’étais ce soir là, parce qu'il était ce soir là, dans l’appartement qui tremblait à cause du passage des métros, parce que nos regards s’étaient croisés et qu’ils n’avaient pas réussi à se détacher l’un de l’autre, quelque chose s'était déplacé, et s'était remise en mouvement une immense architecture faite de haines, d'amours, de désirs enfouis, d'espoirs et d'une vague générale de folie. Que se serait-il passé si ... ? Qui sait, peut-être jamais. Non. Si ça n'avait pas été à ce moment là, ç'aurait été avant, ou après. Une logique implacable nous gouverne. Mais laquelle? Maintenant, pensais-je, en entendant le sol trembler légèrement, ici, à Milan ou dans un tout autre lieu ou dans d'autres circonstances, tout cela, comme par une étrange torsion du fil conducteur, qui s'entortille sur lui-même, pour se prolonger dans une autre direction - et pourtant toujours la même -- tout cela m'a (re)conduit radicalement ailleurs.

Tuesday, November 03, 2009

Ce qui comptait, c'était de se retrouver. Tous. Au bout de l'histoire. Entre les deux pays. Ensemble.

Saturday, October 31, 2009

Qu'est-ce que le temps a fait de nous? Nous le saurons seulement après.

Thursday, October 29, 2009

D'hommes au cafés, de journaux dévorés en vitesse, de pensées avortées, de frustrations, de taxis, d'aéroports, de joies, d'ambitions, d'alcool et de cigarettes. Des églises, des restaurants zen, des portes entrouvertes sur les patios neogothiques. Des journaux de droite, des journaux de gauche, des vendeurs à la sauvette, des monuments. Le bruit toute la nuit mon habitude. Des moments d'immédiat. La fenetre en ogive sur la ville opulente et désuète (un peu comme une vielle maquerelle qui s'habillerait à la mode)

Tuesday, October 20, 2009

Je n'arrive pas à me sentir concerné.

Saturday, October 17, 2009

en voyage

Un ciel gris perle, un temps d'hiver. Le train traverse la plaine. Il avait neigé, tellement neigé, l'année dernière. Tout était bleu et blanc. Il me semblait que c’était hier – et pourtant un temps infini avait passé. Je ne l’avais pas même vu passer. Sans moi, en quelque sorte. Il m’avait traversé. Il nous avait traversé.

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